TGI de Kaya : Une dame confesse avoir excisé 20 filles par jour moyennant 2 500 F CFA et une boule de savon par personne

Le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Kaya organise du 26 au 28 octobre 2026, des travaux d’audiences foraines à Boussouma sur les dossiers de mutilations génitales féminines. Âgée de 62 ans, LK a comparu, ce lundi 26 octobre pour des pratiques d’excision datant du 22 et 23 septembre 2026. Date à laquelle, une opération de police a permis de mettre la main sur elle et des femmes venues avec leurs enfants pour l’excision.

 Originaire de Kelbo, LK totalise 15 ans d’expériences dans la pratique de l’excision. Arrivée à Kaya, il y a environ 4 ans, elle n’a pas renoncé à la pratique et en fait, un business florissant. Bien qu’elle dise ne pas faire la promotion de la pratique de l’excision auprès des ménages, LK enregistre un nombre de victimes considérables dont 18 filles âgées de 4, 5 et 6 ans à la date du 22 et 23 septembre.

Devant le TGI de Kaya, LK a témoigné exciser 20 filles par jour, en raison de 2 500f et une boule de savon par personne. Selon son témoignage, elle pratique l’excision pendant un mois, dans une période donnée de chaque année. Pendant la pratique, chacune des filles est excisée avec une nouvelle lame, à mains nues sans porter de gants au préalable. Pour mobiliser les enfants afin de faciliter l’acte, des membres de sa famille lui prêtent mains fortes et perçoivent chacune une somme de 200 fcfa de la part des mamans des victimes et de LK, elle-même.

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Les vendredi et mercredi sont les jours auxquels, elle ne pratique pas l’excision. Lk dit avoir appris la pratique de l’excision de ses parents. « Ma mère pratiquait l’excision et mon père circoncisait aussi « , a-t-elle déclaré. Elle a insisté sur le fait qu’elle ignore l’interdiction de la pratique de l’excision et qu’elle a réagi au nom de la coutume.

Face au TGI de Kaya, LK dit ignorer l’interdiction de la pratique de l’excision au Burkina Faso et demande la clémence des autorités compétentes. Désormais, consciente des sanctions pénales qu’elle encourt, LK a promis d’abandonner la pratique de l’excision.

A la question de savoir quelles peuvent être les sanctions réservées aux personnes reconnues coupables, le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Kaya, Théodore Bancé a indiqué que pour l’excision, la peine va de 1 an à 10 ans d’emprisonnement et d’une d’amende de 500 mille CFA à 3 millions fcfa.

En attendant, le verdict du Tribunal de Grande Instance de Kaya, les audiences foraines reprennent, ce mardi 27 octobre 2026 à 10h, dans la salle de réunion de la mairie de Boussouma.

Abdoulaye Ouédraogo

Corine Sawadogo stagiaire

 

 

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