La restitution de la première session de l’atelier de formation en chant initié par l’artiste Maï Lingani s’est tenue ce 18 février 2026 à Ouagadougou. Destinée aux artistes débutants comme confirmés, cette formation visait à renforcer les bases de la technique vocale et de la présence scénique, à travers un travail structuré sur la respiration, la posture et l’écoute.
Active dans la musique depuis 1994, Maï Lingani a choisi de formaliser un engagement déjà ancien dans la formation vocale. « Après plus de vingt ans de carrière, j’ai voulu mettre mon expérience au service des passionnés de chant, des artistes débutants comme de ceux déjà en activité », a-t-elle expliqué. L’objectif, selon elle, est de doter les participants d’outils techniques solides pour évoluer avec sérénité et assurance dans leur parcours musical.

Des modules fondamentaux pour la voix
Une semaine durant, la formation s’est articulée autour de plusieurs axes essentiels, notamment l’échauffement physique et vocal, la détente, la posture et l’ancrage, la respiration, l’écoute et l’observation. Autant de rudiments indispensables pour découvrir sa voix, son potentiel vocal et scénique, et apprendre à capter son public, a souligné la formatrice. Pour cette première édition, l’accent a été mis sur les bases, avec une forte dimension pratique.
Un impact salué par les participants
Parmi les apprenants, la diversité des profils a enrichi l’expérience. Danseuse interprète et comédienne, Mélaine Sanon a confié avoir trouvé dans cet atelier des réponses concrètes à ses besoins scéniques. « Après une danse intense, il faut parfois chanter. Ici, j’ai appris à gérer mon souffle, à respirer avec le ventre et à porter ma voix sans fatigue. Je sens une vraie évolution », a-t-elle laissé entendre.

Même satisfaction du côté de Palenfo Yannick Alain, jeune artiste chanteur. « Je suis venu pour améliorer mon souffle et j’ai découvert bien plus : la posture, la façon de captiver le public, l’importance du travail quotidien », a-t-il expliqué. Et d’ajouter, « cette formation a dépassé mes attentes ».

Un engagement soutenu et encouragé
Marraine de l’activité, Reine Sakandé Benao a salué l’initiative et appelé à un accompagnement accru. « Maï Lingani ne se contente pas de chanter, elle partage son savoir. Soutenir les femmes qui œuvrent pour la culture, c’est contribuer au développement artistique du pays », a-t-elle expliqué. Elle a souligné également l’utilité de la formation au-delà du chant, notamment pour la prise de parole et les discours publics.

Avec un effectif volontairement restreint, la promotrice se félicite du succès de cette première session. « Ce n’est pas le nombre qui compte, mais le concept et son impact pour le développement culturel et artistique du Burkina Faso », a-t-elle noté. Convaincue que la formation est un processus continu, Maï Lingani rappelle que l’artiste, comme l’athlète, doit s’entraîner chaque jour.
Cette restitution marque ainsi le point de départ d’un projet appelé à grandir, au service des voix et des talents d’aujourd’hui et de demain.
Fabrice Sandwidi/Queenmafa.net









