Kouni et à l’état civil, Wendkuni Carole Kaboré a rejoint la grande famille des artistes interprètes du Burkina Faso. Son histoire commence au collège où elle prête sa voix aux chants de l’église. Elle est alors, en classe de 5e.
Les églises sont connues comme des lieux de cultes, de prières et de louanges. Mais, on ne doit pas aussi perdre de vue, l’opportunité qu’elles offrent aux hommes et femmes de développer des talents et de les mettre au service de la communauté. C’est le cas de Kouni qui a emerveillé son entourage par son savoir-faire artistique.
Débutée » juste comme ça », son amour pour la musique a pris une autre connotation, au fil du temps. Puis, chaque année, elle améliore sa performance. Kouni poursuit progressivement sa modeste carrière avec dévouement, détermination et engagement.

En fait, la musique a toujours fait partie de la vie de Kouni. Cependant, c’est principalement à l’université qu’elle s’est vraiment décidée à interpréter les chansons et aussi à composer les siennes.
«Dans la musique, je me sens bien. Je me sens vivante quand je chante. C’est une échappatoire, une sorte de remède pour moi. Quand j’ai des maux de tête, je porte mes écouteurs et ça va mieux. C’est contradictoire. Mais, c’est comme ça que ça marche chez moi», lance-t-elle en riant.
Selon Kouni, tout artiste interprète doit avoir un atout qui le démarque des autres. «Mon atout, c’est mon authenticité. Le fait de pouvoir colorer les chansons que j’interprète avec ma personnalité», clarifie-t-elle. Toute chose qui lui permet de s’imposer dans ce domaine en plus du fait qu’elle maîtrise la langue de Shakespeare notamment les lyrics des chansons et leur traduction.«Tu dois comprendre ce que tu dis si tu veux retenir la chanson en elle-même», explique-t-elle.
Ce qui rend une interprétation vivante, dit-elle, c’est quand on arrive à sentir la touche personnelle du chanteur sur une œuvre qui ne lui appartient pas.

Passionnée de musique, Kouni revisite le répertoire de certains artistes de renom au nombre desquels, « S’il suffisait » de Céline Dion, « Man down » de Rihana, « Love yourself » de Justin Bieber « Espérance » de Floby, « Bark biga » de Alif Naba et bien d’autres.
Pour le moment, Kouni n’a pas mis un album sur le marché discographique. Cependant, cela ne saurait tarder car elle envisage commencer par un EP. Question de voir comment le public va l’accueillir avant d’entreprendre quoi que ce soit! Soulignons qu’un EP (Extended Play) en musique est un format de diffusion court, contenant généralement entre 4 et 6 titres (ou 30 minutes maximum), se situant entre le single et l’album. Souvent appelé « mini-album », il permet aux artistes de présenter un univers musical de manière concise, idéal pour la promotion, les jeunes artistes ou pour faire patienter le public.
L’étudiante en anglais compte soutenir sa thèse et par la suite, se lancer pleinement dans l’exercice de son art, qu’est la musique.
Françoise Tougry/Queenmafa.net


