Dans le cadre de ses initiatives de bien-être au travail, Orange Burkina a organisé, ce vendredi 27 mars 2026, un webinaire santé animé par Dr W. Hervé Poko Kaboré, Médecin cardiologue sur le thème « Les facteurs de risques des maladies cardiovasculaires ». A travers cette initiative, Orange Burkina entend sensibiliser les participants sur un enjeu majeur de santé publique qu’est « comprendre les causes des maladies cardiovasculaires, identifier les risques et adopter des comportements de prévention ».
À l’échelle mondiale, les maladies cardiovasculaires (MCV) représentent la première cause de mortalité, avec plus de 17,3 millions de décès par an, soit près de 30 % de la mortalité totale.

Responsables d’environ un million de décès chaque année en Afrique, représentant 13 % des décès sur le continent, le Burkina Faso est loin d’être épargné. En effet, au Burkina Faso, les maladies cardiovasculaires causent environ 8 % des décès, se plaçant en troisième position derrière les maladies infectieuses et les traumatismes.
Selon Dr W. Hervé Poko Kaboré, médecin cardiologue, les MCV regroupent toutes les affections du cœur et des vaisseaux sanguins, comme l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral (AVC), l’artériopathie des membres inférieurs ou encore l’insuffisance cardiaque.

Des causes à ne pas minimiser
Le conférencier a insisté sur le double fardeau que connaît l’Afrique, qui est de gérer simultanément les maladies infectieuses et la montée rapide des maladies chroniques liées à l’urbanisation, ainsi qu’aux changements de mode de vie.
« Les MCV ne surviennent pas par hasard. Elles sont la conséquence silencieuse de plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire (FRCV) qui s’accumulent au fil du temps », a expliqué le Dr W. Hervé Poko Kaboré.
Le tabagisme, l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol, le diabète de type 2, l’âge avancé sont entre autres les facteurs majeurs des maladies cardiovasculaires, à en croire le conférencier.
Au niveau des facteurs prédisposants, il a mentionné l’obésité abdominale, la sédentarité, le stress, les antécédents familiaux, la précarité et la ménopause. Toutefois, l’on note de multiples facteurs discutés tels que le triglycérides élevés, l’inflammation chronique et certaines infections ou prédispositions génétiques.
Le cardiologue a insisté sur l’effet cumulatif. Pour lui, plusieurs petits risques associés peuvent être plus dangereux qu’un seul facteur élevé. « Par exemple, une tension légèrement élevée combinée à un cholestérol modéré peut multiplier le risque », a laissé entendre le médecin cardiologue Dr W. Hervé Poko Kaboré.
Quelques complications des MCV
Sans prévention, les MCV peuvent entraîner des conséquences lourdes et irréversibles chez l’être humain.
Au niveau du cœur, l’infarctus, l’angine de poitrine, l’insuffisance cardiaque, peuvent être des conséquences, tandis qu’au niveau du cerveau, il y a l’AVC, première cause de handicap chez l’adulte.
Tout comme le cœur et le cerveau, les membres inférieurs ne sont pas irrésistibles aux complications des maladies cardiovasculaires. Douleurs à la marche, gangrène et amputations sont ce à quoi risquent les victimes. « Aux reins, il y a l’insuffisance rénale chronique », a-t-il déclaré.
Ces complications ne sont pas seulement médicales, elles ont aussi un impact social et économique majeur, car dit le médecin cardiologue, elles entraînent des handicaps qui pèsent sur les familles et les systèmes de santé.
Le dépistage, l’un des 1ers moyens de lutte contre les MCV
Malgré toutes les complications que peuvent provoquer les maladies cardiovasculaires, la bonne nouvelle est le message clé du webinaire selon lequel, 80 % des infarctus et AVC précoces peuvent être évités grâce à un mode de vie sain et au dépistage précoce.
Sur le plan hygiéno-diététique (MHD), il est recommandé de réduire le sel, soit moins de 5 g/jour et de privilégier les fruits, légumes et graisses insaturées.

Pratiquer au moins 30 minutes d’activité physique par jour est également un comportement à adopter contre les MCV, tout comme arrêter totalement le tabac et limiter l’alcool. « En ce qui concerne la prise en charge médicale, il faut Contrôler la tension artérielle (< 140/90 mmHg), Surveiller le cholestérol et la glycémie, et respecter l’observance des traitements prescrits (antihypertenseurs, statines, aspirine) », a fait savoir le Dr W. Hervé Poko Kaboré avant d’évoquer l’Éducation thérapeutique à laquelle, le patient doit connaître ses “chiffres” (tension, glycémie, cholestérol). « Comprendre que le traitement est souvent à vie et que la prévention est un effort quotidien », a-t-il ajouté.
Le webinaire a été une occasion pour docteur Poko de rappeler les recommandations de l’OMS à travers le Package PEN, qui propose des interventions simples et efficaces pour les pays en développement. « Dépistage systématique de l’hypertension et du diabète, conseils nutritionnels et lutte contre le tabac, utilisation d’outils simples pour identifier les patients à haut risque et Fourniture de médicaments essentiels comme les statines, les antihypertenseurs et l’aspirine », a cité le médecin cardiologue.
En organisant le webinaire santé, Orange Burkina a permis à ses collaborateurs et au public de mieux comprendre les enjeux liés aux MCV. Les participants repartent avec des conseils pratiques pour protéger leur santé.

L’initiative d’Orange Burkina illustre l’importance des entreprises dans la promotion du bien-être au travail et dans la sensibilisation aux grands défis de santé publique. Au-delà de l’information médicale, ce webinaire a aussi rappelé que la santé cardiovasculaire est une responsabilité partagée : celle des individus, des familles, des professionnels de santé et des politiques publiques.
KOAMA Elisabeth (Stagiaire)
KONATE Farida (Stagiaire)


