Depuis quelques jours, Fatima Koné, Miss Côte d’Ivoire 2025, fait face à une vague de critiques sur les réseaux sociaux. En cause, ses déclarations sur ses origines burkinabè du côté maternel.
Tout est parti d’une déclaration de Fatima Koné lors d’un live. La reine de beauté ivoirienne a évoqué ses origines burkinabè du côté de sa mère, précisant que celle-ci est originaire de Koudougou. Ses propos ont rapidement fait réagir les internautes.

Face à l’ampleur des réactions, la Miss a décidé de clarifier les choses. « Je ne suis pas Burkinabè de nationalité, mon père est ivoirien, je suis métisse. Ce n’est pas parce que ma mère est burkinabè que vous allez me dire que je suis burkinabè ou pas. Je suis de nationalité ivoirienne, mais je pense que je vais prendre la nationalité burkinabè aussi parce que ma mère est burkinabè. Très fière d’avoir une mère burkinabè avec autant de bonnes valeurs, de respect pour les autres. Je suis Mossi, ma mère est Mossi de Koudougou », a-t-elle déclaré.
Actuellement présente au Vietnam dans le cadre du concours Miss Monde, cette mise au point de la miss n’a pas mis fin aux critiques. Certains internautes estiment qu’en tant que Miss Côte d’Ivoire, Fatima Koné ne devrait pas mettre en avant ses origines burkinabè alors qu’elle représente le pays sur la scène internationale.

Certains vont jusqu’à réclamer son retrait de la compétition Miss Monde. D’autres internautes par contre prennent sa défense et dénoncent des réactions qu’ils jugent excessives, voire xénophobes. Pour eux, revendiquer cette partie de son identité ne signifie pas renier la Côte d’Ivoire.
Cette situation n’est pas nouvelle pour Fatima Koné. Dès son élection en juin 2025, la jeune femme avait été la cible de critiques portant sur son physique et sa légitimité à porter la couronne. En juillet 2026, elle racontait d’ailleurs avoir été huée par une partie du public juste après son sacre.
Aujourd’hui, la polémique prend une autre dimension. Il ne s’agit plus seulement de son apparence mais de son appartenance. Au-delà du cas Fatima Koné, elle interroge sur la manière dont les origines sont perçues en Afrique. Sur le continent, certaines histoires familiales dépassent les frontières. On peut avoir un parent d’un autre pays, y avoir des attaches culturelles et pourtant appartenir pleinement à son pays d’origine. Réduire une personne à une seule nationalité pourrait être une vision étroite de ce que représente l’identité.
Peut-on demander à une personne de mettre de côté une partie de ses origines parce qu’elle représente un pays ? Le fait d’être fière de ses racines maternelles signifie-t-il forcément qu’on renie son pays d’origine ? Est-ce son identité qui pose problème ou le regard que certains portent sur cette identité ? la question reste posée.
Latyfah Sawadogo



