Une conférence publique tenue le samedi 16 mai 2026 au sein de la mairie centrale de Ouagadougou a réuni acteurs de la société civile, jeunes et femmes autour du Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire. L’idée est du mouvement citoyen Femin-In en partenariat avec le cadre de concertation des organisations et acteurs intervenant sur le genre et la participation citoyenne des femmes au Burkina Faso.
Après sa présentation officielle le 26 avril 2026 à Bobo-Dioulasso par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire poursuit son déploiement sur le terrain. C’est dans cet élan que s’est déroulée, ce samedi 16 mai, une conférence publique au sein de la mairie centrale de Ouagadougou. Au programme trois conférenciers pour une seule ambition, incarner les idéaux de la révolution dans le quotidien des femmes et des jeunes.

Dans sa communication, il a souligné que la souveraineté politique ne peut se maintenir sans une économie nationale forte dénonçant en exemple l’exportation brute des matières premières, la dépendance aux financements conditionné et le passage du terme « exploitation minière » à « extraction minière ». A l’en croire, la reformulation de cette terminologie est une manière d’adoucir des rapports économiques structurellement inéquitables. Pour lui, la Révolution Progressiste Populaire implique un État fort, stratège, capable de transformer localement les ressources nationales et de rompre avec les accords où le Burkina est toujours perdant.

L’Honorable Bénédicte Bailou, députée à l’Assemblée Législative du Peuple siégeant pour les organisations de la société civile féminine, a abordé les liens entre souveraineté, justice sociale et transformation économique. Elle a insisté sur la nécessité d’une appropriation active des idéaux de la révolution par celles et ceux qui constituent la majorité démographique du pays, en l’occurrence, les femmes.
Des exemplaires du Manifeste ont d’ailleurs été distribués aux participants lors de la séance, non comme un simple geste symbolique. Mais, avec une exigence explicite. « Offrir le manifeste avec pour exigence de le lire, de le comprendre et d’en faire un outil de transformation », a-t-elle précisé, donnant le ton d’une rencontre résolument orientée vers la pratique.
Martine Yabré quant à elle, a clôturé le panel thématique sur la question de l’engagement citoyen, de la discipline et des valeurs de la RPP dans la vie quotidienne. Elle a salué la reconnaissance explicite de la femme dans le Manifeste, notamment à travers les problématiques sociétales. Elle en invoque une victoire symbolique importante. Mais pour elle, la vraie question demeure. « Nous avons une place dans le manifeste. Qu’est-ce qu’on fait de cette place ? » s’interroge-t-elle.
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S’inspirant de l’héritage révolutionnaire sankariste, elle a rappelé que la participation citoyenne des femmes n’est ni une faveur ni une simple revendication. Mais, un droit et un devoir. Elle a également appelé à dépasser les divisions internes et le manque de vision collective pour que les femmes deviennent de véritables actrices de la transformation politique, économique et culturelle du Burkina Faso.
Cette conférence publique s’inscrit dans un mouvement plus large de vulgarisation du Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire, à travers le territoire national
Au sortir de cette conférence, le message est clair. Le Manifeste de la Révolution Progressiste Populaire n’entend pas rester l’affaire des seuls cercles politiques. La Révolution, pour être populaire et progressiste, se doit d’être appropriée par le peuple et en particulier par ses femmes et ses jeunes.
Farida Konaté er Anouchka Zongo (stagiaires)
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