Le Tribunal de Grande Instance de Kaya a poursuivi, ce mardi 27 octobre 2026 à Boussouma, les audiences foraines portant sur des dossiers de mutilations génitales féminines (MGF). A la barre, une dizaine de femmes a comparu pour pratique et tentatives d’excision.
Sur 39 femmes et un homme prévenu.e.s, 5 non-comparantes ont été enregistrées. Leur sort sera scellé, ce mercredi 28 octobre 2026 .
Les autorités compétentes représentant le ministère public, avant de prononcer des peines requises à l’endroit des mis en cause, en fonction de la nature des accusations, ont rappelé l’interdiction de l’excision par l’article 513-7.
« Au Burkina Faso, l’article 513-7 du Code pénal (loi n°025-2018/AN) pénalise sévèrement les mutilations génitales féminines ».
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Après la comparution des accusé.e.s , le ministère public a requis des sanctions à leurs encontre.
A l’endroit de TK, prévenue principale, exciseuse avec plus de 15 ans d’expérience, il a été requis contre elle, 1 an de prison dont 06 mois ferme et une amende 500 mille FCFA.
Pour les représentants du ministère public, avoir plus de 15 ans d’expérience dans la pratique de l’excision, arrivée à Kaya comme personne déplacée interne , Puis continuer la pratique, prouve que l’accusée en tirait énormément profit.
《 Elle a remarqué que personne ne pratique l’excision dans cette localité composée de 11 communes et elle l’a fait quand même. Nous estimons qu’elle a continué dans cette pratique parce qu’elle gagnait beaucoup. Elle a eu à employer trois autres femmes qui immobilisaient les filles 》, ont-t-ils clarifié, davantage.

Vu que la loi tient rigueur, il leur est requis 1 an de prison avec sursis et une peine d’amende de 500 mille FCFA dont 250 mille fermes.
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Les parents aussi seront situés sur leur sort
Depuis le début des audiences foraines portant sur des dossiers de mutilations génitales féminines, l’auteure principale TK, a assuré ne pas faire la promotion de la pratique de l’excision.
Mais, si elle a pu enregistrer un nombre aussi considérable de filles excisées, cela démontre le rôle prépondérant des parents dans la pratique de l’excision, souvent attribuée à la coutume par les accusées.
Il a été requis 1 an de prison avec sursis contre les mères, reconnues coupables pour complicités de pratique d’excision et 500 mille CFA d’amende.
Le procès, faut-il le préciser, a un but pédagogique, de sensibilisation et de communication selon les représentants du ministère public.
Abdoulaye Ouédraogo
Corine Sawadogo stagiaire



