C’est sous le signe de la fraternité et de la reconnaissance académique que s’est déroulée la mise en lumière du Dr Compaoré Tegawendé Rébecca lors de la cérémonie de distinction du CNRST. Lauréate de la toute première bourse UNESCO-Guinée Équatoriale pour les jeunes femmes scientifiques en Afrique, la chercheuse a reçu une lettre de félicitations officielle des mains du Dr Michel Sedego, célébrant une avancée médicale majeure portée par un financement de 25 000 dollars.
Au cours de la cérémonie, le Dr Compaoré Tegawendé Rébecca s’est vue remettre sa lettre de félicitations officielle par le Dr Michel Sedego, sous les applaudissements chaleureux de ses pairs.
Invitée à s’exprimer, la chercheuse est revenue sur le prestigieux parcours qui l’a menée à cette distinction. Elle s’est illustrée lors de la première édition de la bourse UNESCO-Guinée Équatoriale pour les jeunes femmes scientifiques en Afrique. Une compétition continentale hautement sélective : sur 60 candidates, seules deux ont été retenues.
Le prix lui a été officiellement décerné le 25 novembre 2025 à Malabo, conjointement par le Président de la République de Guinée Équatoriale, Son Excellence Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, et le Directeur général adjoint de l’UNESCO, Xing Qu. Cette distinction s’accompagne d’une enveloppe de 25 000 dollars destinée à soutenir la poursuite de ses activités de recherches.
Vaincre le cancer du foie grâce au diagnostic précoce
Au cœur de cette distinction, figurent des travaux de pointe en biologie moléculaire. Selon Dr Compaoré, son projet scientifique vise à valider, par des approches moléculaires et immunologiques, les biomarqueurs de détection précoce du cancer du foie préalablement identifiés par protéomique. Il permettra d’améliorer le diagnostic précoce de cette maladie lourde afin de réduire significativement, son impact sanitaire sur le continent africain.
Fidèle à la rigueur et à l’humilité qui caractérisent les grands chercheurs, la lauréate a tenu à partager le mérite de cette réussite en remerciant toute l’équipe de recherche, les différents collaborateurs, la Commission nationale de l’UNESCO, le CNRST et les plus hautes autorités du pays pour l’accompagnement.
Cette distinction confirme une fois de plus la vitalité de la recherche scientifique burkinabè et le rôle essentiel joué par les femmes dans la quête de solutions de santé publique adaptées aux réalités du continent.
Elisabeth Koama (stagiaire)


