C’est une étape importante en matière de santé pour l’une des couches vulnérables de la population du Burkina Faso, les enfants. Du lundi 31 août au mardi 04 septembre 2026, se tient la première campagne de prise en charge des malformations anorectales et de la maladie de Hirschsprung, à Ouagadougou. Lancée par le ministère de la Santé, à travers le CHU de Tengandogo, en collaboration avec la Société burkinabè de chirurgie pédiatrique (SOBUCHIP), la campagne vise à couvrir la prise en charge de 20 enfants, afin d’améliorer la qualité de leur vie et la capacité nationale en matière de chirurgie pédiatrique.
Avec pour objectif d’assurer la prise en charge de 20 enfants, les pathologies concernées pour la campagne de chirurgie pédiatrique sont les malformations anorectales et la maladie de Hirschsprung.
Chirurgien pédiatre au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Charles De Gaulle de Ouagadougou, Pr Isso Ouédraogo a tenu à expliquer les différents cas de pathologies à prendre en charge chez les enfants.
Ce sont des enfants, dit-il, qui présentent des malformations. A l’en croire, dans la constitution de l’enfant, dès le ventre de sa maman, il y a des étapes différentes et même dans la conception et dans le développement du fœtus, il peut y arriver qu’un organe ne soit pas bien constitué, notamment l’anus ne soit pas bien perforé.
« Ces enfants vont avoir des problèmes pour émettre les selles. Dès que ces enfants naissent, l’urgence est qu’il fasse une colostomie, une intervention qui va consister à ouvrir l’intestin à la peau pour que ces enfants puissent émettre les selles car si on n’émet pas les selles, on ne peut pas vivre », a-t-il expliqué.
Pour lui, la deuxième étape consiste à les opérer dès lors que c’est possible, dans les normes aux alentours de 10 mois où lorsque l’enfant à 10 kilos pour minimiser les problèmes anesthésiques. « Ces enfants doivent bénéficier de la chirurgie curative », a souligné Pr Isso Ouédraogo.
Conseiller technique au ministère de la Santé et représentant du ministre de la Santé au lancement de la campagne de la chirurgie pédiatrique, Bassidou Saré, a exprimé tout l’intérêt qu’accorde le ministère de la Santé, à la prise en charge des enfants.
« Le ministère a, à cœur, de faire en sorte que la santé des couches de la population soit améliorée, en particulier les enfants qui sont l’avenir de ce pays », a-t-il dit.
Selon Bassidou Saré, les statistiques sont éloquentes car 47% de la population a moins de 15 ans, d’où l’importance de s’occuper de cette population. Faire en sorte que cette couche de la population puisse grandir en harmonie et en bonne santé !
« L’initiative entre la société burkinabè de chirurgie pédiatrique et le CHU de Tengandogo, est à saluer doublement. Ça va faciliter l’installation de cette offre de service au niveau du CHU et ça va permettre à beaucoup d’autres enfants du CHU de bénéficier des prestations des techniciens de haute technicité », a précisé Bassidou Saré.
Au-delà des soins pédiatriques dédiés aux enfants, la campagne de chirurgie pédiatrique est une halte d’apprentissage pour les médecins en spécialisation en chirurgie pédiatrique.
« C’est un acte chirurgical qui n’est pas récurrent et qu’on ne verra pas tous les jours », a souligné Lin Samda, directeur général du CHU de Tengandogo.

Ce qui est également un renforcement des capacités des personnels de CHU de Tengandogo, en matière de chirurgie pédiatrique.
Abdoulaye Ouédraogo



