Le Consortium Plurielle poursuit son engagement en faveur de la paix. C’est dans ce sens que le mercredi 26 août, un concours de slam a réuni plusieurs jeunes slameurs autour de deux textes majeurs du Conseil de sécurité de l’ONU, les résolution 1325 et 2250. Au-delà de leur amour commun pour les mots, ce sont différents profils qui se sont croisés sur scène.
Au cœur de cet événement, deux textes officiels ont guidé les dix candidats sur scène. D’un côté, la résolution 1325 qui rappelle que les femmes doivent participer activement aux décisions pour la paix. De l’autre côté, la résolution 2250 montre que les jeunes sont essentiels pour protéger leur pays et le vivre ensemble. Grâce au slam le Consortium Plurielle réussit ainsi à expliquer ces idées importantes d’une manière simple et touchante pour tout le monde.
Un jury composé de trois membres a présidé le concours avec des critères bien définis à savoir : la pertinence du texte , l’interprétation scénique , le respect du thème demandé , la sensibilisation , la créativité et la qualité du message.
Après quelques minutes de concertation, le jury a délibéré. La première place revient à Zouaïratou Cissé. Quant à la deuxième, elle est occupée par Jean Jacques Sandwidi. Le troisième prix ou encore le prix de la créativité revient à Bazemo Cédric.
Le jury a salué la pertinence des textes de tous les candidats et les a encouragé à poursuivre dans la même dynamique afin que leur voix soit entendue partout au Burkina Faso.
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Des parcours variés : une même conviction
Sur scène la diversité des textes a fait toute la richesse de la journée, d’autant plus que c’était la toute première fois que la plupart des participants montaient sur scène pour slamer.
Condoleezza Arielle Christiane Corinne Bayala est étudiante en droit et déjà très active dans des associations de jeunes depuis le lycée. Elle est membre du conseil Consultatif de plan international, qui agit dans l’implication des jeunes en leur donnant l’occasion de s’exprimer. Habituée à prendre la parole en public pour la plaidoirie et le débat. Elle explique que le slam est une suite dans son parcours « Il ne suffit pas juste de demander l’avis des jeunes. Le plus important, c’est de leur permettre même de participer à la prise de décision », dit-elle.
Pour Corinne, c’est la première fois qu’elle prend la parole pour slamer. Elle le faisait plutôt en plaidoirie. C’est également la première fois que qu’elle participe à une compétition, motivée par le thème et étant membre du conseil Consultatif des jeunes au sein de plan.

Quant à Sifoma Zerbo , élève en classe de Terminale D. Elle a découvert sa passion pour le slam lors d’un projet culturel appelé 288 Africa. Même si elle ressentait de la peur au début, elle a choisi de faire preuve de courage : « C‘était la première fois que je participais à une compétition. Mais, je voulais essayer quand même ».
Jean-Jacques Sandwidi deuxième au concours est étudiant en deuxième année de marketing et gestion Commerciale à l’école supérieure du commerce. Il écrivait des textes juste pour l’amusement sans pour autant envisager d’en faire une carrière. Encouragé par ses proches, il a osé se lancer. « C‘est un sentiment de fierté parce que je prends la parole en public pour participer à une compétition de slam. Il faut vraiment beaucoup de courage pour le faire » a-t-il laissé entendre.
Zouaïratou Cissé, étudiante en première année de droit à l’Université virtuelle , première de la compétition a commencé à écrire ses textes dès la classe de CM2. Elle écrivait de longs textes ou courts, juste pour le plaisir et sa passion! Ce n’est que plus tard au lycée en classe de 2nde qu’elle a découvert qu’elle pouvait utiliser sa voix pour déclamer les textes, pour transmettre des messages.
À partir de là, elle a commencé à le slam dans de petits concours dont celui organisé par la radio Kawral à Dori où elle a remporté le premier prix. Elle n’est pas novice dans le slam du haut de ces quelques années d’expériences.
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Aujourd’hui, heureuse d’avoir gagné la première place, elle perçoit le slam comme un moyen de changer les choses : « Je suis très contente qu’ils aient montré que les femmes et les jeunes ne sont pas seulement là pour subir les conséquences des conflits, mais qu’ils peuvent aussi œuvrer pour construire la paix. À travers ma voix, je peux sensibiliser et faire valoir mes droits ainsi que ceux des autres jeunes filles. »
En participant à ce concours, ces jeunes qui voyaient ça juste comme une passion ont désormais, la perspective d’envisager une carrière dans le Slam. Grâce à leurs mots et à leur courage, ils ont prouvé avec force que la jeunesse a toute sa place pour porter des messages de paix et changer les choses autour d’elle.
Fadima Cissé stagiaire



